LUCIA

Les alliages d'aluminium sont largement utilisés dans les transports et l'architecture depuis les années 1920. Ces alliages sont malheureusement très sensibles au phénomène de corrosion. Il est donc capital de comprendre pleinement ces phénomènes pour préserver le grand nombre d'objets en aluminium conservés dans les collections des musées, et notamment ceux consacrés à l'aérospatial.

La ligne LUCIA se caractérise par la production d’un microfaisceau dans la gamme d’énergie 0.8-8 keV. La stabilité spatiale du spot de photons sur une large gamme spectrale autorise l’étude de la distribution d’éléments par spectroscopie de micro-fluorescence X (µ-XRF) et de la spéciation d’éléments par spectroscopie d’absorption X (XANES et EXAFS), dans des échantillons hétérogènes.

La ligne "LUCIA" (Ligne Utilisée pour la Caractérisation par Imagerie et Absorption) est dédiée à des expériences de micro-absorption X (μXAS) et de micro-fluorescence (μXRF) dans le domaine des rayons X dits "tendres" (0.8-8 kev). Elle permet d'appliquer ces deux techniques non destructives à la mesure d'échantillons hétérogènes, de réaliser des cartographies élémentaires à l'échelle du spot de photons (2x2 microns2), et de décrire l'environnement local autour de ces éléments.
Un faisceau monochromatique est envoyé sur un échantillon placé sur une platine de translation x-z. Des cartes de micro-fluorescence sont tout d'abord réalisées (éventuellement à différentes énergies de faisceau incident, tirant profit du faisceau monochromatique accordable). Les informations obtenues permettent de déterminer la localisation des éléments, leur abondance relative, ainsi que les autres éléments auxquels ils sont éventuellement associés. Les régions d'intérêt peuvent ensuite être sélectionnées afin de les analyser par XAS (sonde sélective locale fournissant des informations électroniques et structurales).
Les deux techniques de microXRF et microXAS peuvent être combinées avec d'autres microtechniques, comme la spectroscopie Raman, pour donner des informations complémentaires sur l'échantillon. La gamme d'énergie offerte par LUCIA correspond aux meilleures performances de SOLEIL en termes de brillance. Elle permet des expériences de XAS au seuil K des éléments depuis le sodium (Na) jusqu'au Fer (Fe) et au seuil L du Nickel (Ni) au Gadolinium (Gd) ainsi qu'au seuil M des terres rares et des actinides.

MembreExpertise scientifiqueContact
Delphine Vantelon, responsable de la ligneSciences de la terre et des sols

+33 (0)1 69 35 96 94

delphine.vantelon@synchrotron-soleil.fr

Nicolas Trcera, scientifique de ligneSciences des matériaux et des surfaces

+33 (0)1 69 35 81 23

nicolas.trcera@synchrotron-soleil.fr

Solenn Reguer, scientifique de ligneSciences du patrimoine

+33 (0)1 69 35 97 27

solenn.reguer@synchrotron-soleil.fr 

Camille Rivard, scientifique de ligne 

ingénieure INRAE associée

Sciences de l'environnement, biologie

+33 (0)1 69 35 94 71

camille.rivard@synchrotron-soleil.fr

Pierre Lagarde, scientifique émériteSciences des matériaux et des surfaces

+33 (0)1 69 35 96 88

pierre.lagarde@synchrotron-soleil.fr

VANTELON Delphine
Responsable Ligne De Lumière
default avatar
01 69 35 96 94
REGUER Solenn
Scientifique de Ligne De Lumière
default avatar
01 69 35 97 27
TRCERA Nicolas
Scientifique de Ligne De Lumière
default avatar
01 69 35 81 23
ROY Damien
Assistant Ingénieur de Ligne De Lumière
default avatar
01 69 35 97 81
BOLLAERT Quentin
1663600564036.jpg
01 69 35 81 28
LAGARDE Pierre
Emérite
default avatar
01 69 35 96 88
PECHEUL Guillaume
default avatar
01 69 35 81 38
RIVARD Camille *
photo_c-rivard_mod.jpg
01 69 35 94 71

* Prestataire extérieur, intérimaire ou collaborateur

Une étude menée sur les lignes de lumière DIFFABS et LUCIA par des chercheurs de la plateforme de recherche sur les matériaux anciens IPANEMA (CNRS, MCC) et du synchrotron SOLEIL a permis de constituer une cartographie micrométrique de la concentration et de la spéciation en cérium sur différents fossiles.

Du 30 novembre au 11 décembre, Paris héberge la 21ème conférence des parties sur le climat, la COP21. Pendant deux semaines, réunions politiques et événements de sensibilisation vont se succéder sur le thème de l’environnement, du réchauffement climatique et des engagements à prendre dans cette lutte mondiale. Le synchrotron SOLEIL contribue lui aussi à apporter des réponses aux questions environnementales, par l'accueil des utilisateurs mais également par sa recherche interne. Sans être exhaustif, voici quelques exemples de ces travaux.

Véritables trésors du Moyen Âge, de nombreux vitraux subissent une altération au cours du temps. Parmi les pathologies fréquemment observées, le phénomène de brunissement se traduit par l’apparition de taches brunâtres en surface qui viennent gêner le passage de la lumière et la lisibilité de l’œuvre. A l’heure actuelle, aucun traitement efficace et durable n’est disponible, si bien qu’en France l’absence de traitement est préconisée.

Une équipe du Laboratoire de chimie physique-matière et rayonnement (CNRS/UPMC), en collaboration avec des équipes internationales (1), vient de réaliser une expérience de physico-chimie qui, par analogie avec la célèbre expérience de pensée du chat de Schrödinger, illustre le paradoxe de la mesure en mécanique quantique.

Les serpentinites sont des roches qui constituent une part importante de la lithosphère océanique. Ces roches incorporent dans leur structure une grande quantité d’eau lors de leur formation et jouent un rôle clé pendant l’enfouissement et le recyclage de la lithosphère océanique dans les zones de subduction.