A less than sympathetic… sort of ink
Ancient manuscripts sometimes deteriorate because of the ink that was used to write them. Why? How to prevent it ?
Entre le Moyen Age et le début du 20ème siècle, l’encre ferrogallique est sans conteste l’encre la plus utilisée du monde occidental. Elle est généralement composée de sel de fer, de gomme arabique et de noix de galle, des excroissances d’arbres riches en tanin. Seulement voilà, ce type d’encre ne fait pas toujours bon ménage avec le papier.
Principal incriMiné dans cette dégradation : le fer. Mais d’autres facteurs comme l’acidité de l’encre, la composition du papier ou encore l’humidité pourraient prendre part à l’action corrosive du fer.
Pour le vérifier l’équipe Franco-belge de Véronique Rouchon et de Koen H Janssens a décidé de mettre à contribution trois lignes de lumière du Synchrotron SOLEIL.
Tout d’abord la ligne DIFFABS et ses rayons X, les chercheurs comptent sur elle pour trouver la composition chimique des encres et savoir comment le fer se comporte sous l’effet de l’humidité ou de l’oxygène ambiant. Le fer peut alors prendre deux formes : le fer 2+ et le fer 3+.
Autre instrument choisi, la ligne SMIS et ses rayons infrarouges. Cette fois l’objectif est de cartographier de très fines lamelles de manuscrits anciens et de suivre la migration de l’encre à travers le papier. Certaines substances, comme la gélatine, utilisées dans la fabrication du papier ou en restauration, pourraient éviter cette diffusion néfaste.
Les dernières mesures plus expérimentales font appel à la ligne SWING grâce à la diffusion des rayons X à travers la matière, il est possible d’accéder à l’organisation de ses constituants. On parle d’une mesure de diffusion aux petits angles.
A l’issue de ses multiples explorations les chercheurs espèrent en savoir un peu plus sur l’aspect corrosif des encres ferrogaliques et contribuer à améliorer les techniques de restauration.