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SOLEIL, accélérateur de recherche et d’innovation pour l’industrie cosmétique : témoignage de Lucien BILDSTEIN, chercheur et responsable de laboratoire chez L’OREAL

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Mieux connaître la composition chimique et la structure des tissus tels que les cheveux, la peau, les ongles, mieux caractériser les produits eux-mêmes (shampoings, crèmes, leur stabilité au cours du temps…) ou encore comprendre l’interaction de ces produits avec les tissus et leur efficacité ou leur innocuité : de nombreuses applications sont aujourd’hui possibles avec les techniques synchrotron disponibles à SOLEIL pour les entreprises du secteur Cosmétique.

Lucien Bildstein, chercheur et responsable de laboratoire au sein de L’OREAL, utilisateur de SOLEIL depuis 2009 témoigne de l’apport des techniques synchrotron pour les activités de recherche et développement du Groupe.

Les travaux exploratoires réalisés par Lucien Bildstein sur les lignes SMIS et SWING de SOLEIL lui permettent d’explorer la composition chimique et la structure interne du cheveu.

Les techniques synchrotron très complémentaires aux techniques disponibles au sein du groupe, du fait de la grande brillance du rayonnement synchrotron, vont par exemple permettre de regarder de plus petites structures ou encore d’obtenir des données avec une grande cadence. « Avec la grande puissance du rayonnement, nous pouvons en une journée, passer des dizaines d’échantillons, comparer des dizaines de cheveux par échantillon, et donc générer très rapidement, dans des conditions très reproductibles, une énorme quantité de données. » mentionne Lucien Bildstein.

Ces nouvelles informations accessibles avec les techniques synchrotron viennent ainsi enrichir les connaissances de l’OREAL sur une matrice biologique que l’entreprise connaît pourtant déjà très bien. Ces nouvelles connaissances sont en effet indispensables au développement de nouveaux principes actifs et formulations efficaces afin de préserver ou de réparer les cheveux de toutes natures.

Une entreprise, plusieurs projets, différents accès possibles

Différents modes d’accès sont disponibles auprès des entreprises comme celles issues du secteur cosmétique, selon les objectifs de leur projet et du degré de confidentialité souhaitée. Ainsi la société L’OREAL initialement cliente de SOLEIL est également devenue utilisatrice scientifique et a pu publier certains de ses travaux de recherche.  Comme le mentionne Lucien Bildstein « C’est l’intérêt de venir dans un environnement riche comme le Synchrotron SOLEIL. On est amené à rencontrer des gens avec lesquels on peut échanger sur nos problématiques, tout en restant dans un cadre de confidentialité, ce qui est assez pratique pour un industriel comme moi. »

 
SOLEIL, carrefour des connaissances

Une entreprise arrive à SOLEIL avec son expertise sur l’échantillon et celle du secteur, tandis que SOLEIL apporte la sienne sur les techniques photoniques et types d’informations pouvant être obtenues. De riches discussions et nouvelles perspectives d’applications peuvent naître d’échanges initiaux pour relever de nouveaux défis et mieux répondre aux enjeux du secteur. « On a un échange très ouvert avec Lucien qui pose beaucoup de questions et qui s’intéresse beaucoup à ce qui se passe au niveau scientifique et au niveau développement » mentionne Christophe Sandt, scientifique de la ligne SMIS.