Biologie, santé

Depuis plusieurs années l’UMR-MD1, Aix-Marseille Université, s’est associée à la ligne DISCO afin de mettre au point une méthode, non-invasive et non perturbante, permettant de déterminer la concentration et la localisation d’antibiotiques, usuels ou de nouvelles molécules, dans la bactérie (lire également http://www.synchrotron-soleil.fr/Soleil/ToutesActualites/2010/BacteriesResistantes). De nouveaux résultats viennent d’être publiés.

Les matériaux hybrides poreux cristallisés ou MOFs sont des candidats très prometteurs pour des applications dans des domaines stratégiques tels que la catalyse, la séparation ou, plus récemment, la biomédecine. Une équipe de l’Institut Lavoisier de Versailles, pionnière dans le domaine biomédicale des MOFs, a étudié – notamment sur la ligne CRISTAL - l’encapsulation et la libération de la molécule caféine, qui présente un grand intérêt pour l’industrie cosmétique de par son activité liporéductrice.

Des radiochimistes du CNRS/Université Paris-Sud à Orsay (IPNO) et du CNRS/Université de Nice-Sophia Antipolis (ICN), et des biologistes de la division sciences de la vie du CEA (DSV), ont collaboré avec la ligne de lumière MARS et ont réussi à répondre à cette question fondamentale.

Arracher des électrons à la matière requiert de l’énergie qui peut être apportée sous diverses formes. Lorsqu’on utilise la lumière comme source d’énergie, il s’agit de l’effet photoélectrique, par lequel des électrons de la matière neutre (atomes, molécules) sont éjectés par photo-ionisation.

Anne Houdusse, directrice de recherche CNRS et chef de l’équipe « Motilité structurale » à l’Institut Curie, s'est vu décerner en 2013 la médaille d’argent du CNRS. Elle récompense sa contribution majeure au décryptage des mécanismes permettant aux molécules complexes que sont les moteurs moléculaires, et plus précisément les myosines, de transformer l'énergie chimique en mouvement ou en force dans les cellules.

Un consortium international dirigé par des chercheurs du CEA, en collaboration avec le CNRS, vient de caractériser la structure et la fonction d’une protéine impliquée dans la production de nano-aimants de magnétite chez les bactéries dites magnétotactiques. Cette protéine, MamP, est au coeur de l’activité métallurgique de la bactérie. C’est elle qui confère à la magnétite ses propriétés d’aimant. Il s’agit là d’une avancée importante dans la compréhension de ces bactéries et des processus de biominéralisation de la magnétite.

Chez l’homme l’excès d’acide urique (ou hyperuricémie) est associé à, ou responsable de plusieurs problèmes de santé graves : syndrome métabolique1, goutte, dysfonctions des reins. Or les autres êtres vivants ne sont pas sujets à l’hyperuricémie car ils possèdent une enzyme, absente chez les hominidés, qui dégrade l’acide urique.

La bactérie Legionella pneumophila, qui cause la maladie du légionnaire ou légionellose, échappe à la destruction par le système immunitaire en se dissimulant dans les cellules infectées. Cette stratégie de camouflage nécessite que la bactérie injecte un arsenal d'enzymes qui lui permettent de prendre le contrôle de différents processus cellulaires. L'une de ces enzymes, AnkX, greffe un composé chimique sur une protéine régulatrice majeure du trafic cellulaire, qu’elle détourne ainsi de sa fonction normale.

Les agrégats fer-soufre sont des cofacteurs omniprésents dans le Vivant. Constitués de fer et de soufre inorganiques ils sont essentiels au fonctionnement de protéines impliquées dans un grand nombre de fonctions : transport électronique dans les complexes de la chaîne respiratoire, photosynthèse, réponse à un stress oxydatif, apport en ions fer, réparation de l'ADN… Dans la plupart des protéines Fe-S, le ou les agrégat(s) se comporte(nt) comme un groupe de transfert électronique servant de médiateur aux réactions redox à un électron.

Dans le contexte actuel d’épuisement des ressources fossiles et de protection de l’environnement, la valorisation énergétique des huiles issues de la biomasse et la chimie verte prennent de l’importance. Ainsi, ces huiles et leurs dérivés biodégradables remplaceront un jour les produits d'origine fossile.