Biologie, santé

Des chercheurs français ont montré qu’il est possible de générer par auto-assemblage des nanotubes dont le diamètre est contrôlé dynamiquement par l’acidité du milieu. Pour cela, ils ont utilisé une «brique de base» qui existe sous deux formes différentes en fonction du pH. Ces deux formes s’assemblent spontanément pour construire deux nanotubes distincts de 10 ou 50 nm de diamètre.

L’analyse de la structure de fibrilles d’amyloïdes de différentes protéines impliquées dans des pathologies comme Alzeihmer, Parkinson ou le syndrome d’Huntington représente un réel défi. Il a fallu les efforts conjoints du Groupe de Recherche en Neuro-immunologie (Académie des Sciences et Eötvös Loránd University Budapest, Hongrie), de l’Institute for Protein Research (Université D’Osaka au Japon), et de la ligne de lumière DISCO du synchrotron SOLEIL pour caractériser ces fibrilles d’amyloïdes jusqu’à leur organisation spatiale dans des conditions physiologiques.

L’utilisation de la lumière pour traiter certaines pathologies n’est pas nouvelle, mais jusqu’à présent, les chercheurs se heurtaient à une limite majeure : la possibilité de ne traiter que des zones accessibles (peau, œsophage, poumons, …). Des scientifiques du synchrotron SOLEIL et du Centre de Biophysique Moléculaires d’Orléans ont mis au point une méthode de photochimiothérapie utilisant de manière ingénieuse des structures micellaires à base de lanthanide, et qui vient résoudre ce problème.

Afin d’améliorer les techniques de radiothérapie, plusieurs études se sont intéressées à l’ajout de nanoparticules, notamment pour traiter certaines tumeurs agressives comme les gliobastomes (tumeur du cerveau la plus répandue). Reste néanmoins la difficulté de localiser précisément ces particules à l’intérieur des cellules. Jusqu’à présent la technique consistait à utiliser des marqueurs fluorescents pour suivre le chemin des nanoparticules. Problème, ces marqueurs peuvent influencer directement leur localisation, biaisant alors l’étude.

Des équipes françaises et anglaises ont identifié un site vulnérable à la surface du virus de la dengue grâce à des données de diffraction collectées à SOLEIL sur PROXIMA 2. Ce site est une nouvelle cible pour le développement d’un vaccin, qui serait efficace contre les quatre types de virus de la dengue. Des résultats publiés dans la revue Nature, le 12 janvier 2015.

Il y a 2,72 milliards d’années, dans des lacs volcaniques très salés, des microorganismes étaient capables d’utiliser l’arsenic pour leur métabolisme, d’après les travaux de chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (CNRS/IPGP/Univ. Paris Diderot), du Synchrotron SOLEIL et du laboratoire Bioénergétique et ingénierie des protéines (CNRS/AMU), en collaboration avec l’Université du Connecticut (Etats-Unis), publiés sur le site de Nature Geoscience le 26 octobre 2014.

Toutes les fonctions du corps sont inscrites dans les gènes d’un individu. Il y a même des morceaux de gènes, des « introns » qui ne codent rien, a priori. Ceux-ci sont normalement coupés au moment de l'étape de transcription, mais pas toujours. La collaboration de plusieurs équipes européennes a permis de mieux comprendre les mécanismes qui permettent à certains introns de réagir activement à l’étape dite « d’épissage », et de réguler la traduction.

La chimie verte est en pleine essor, poussée par l’intérêt croissant pour les probiotiques (et leur impact pour la santé) et la production de bio-carburant. Ainsi les scientifiques multiplient les études sur la dégradation enzymatiques de biopolymères tels que l’amidon et la ligno-cellulose. L’hydrolyse de ces substrats solides, qui peut durer plusieurs heures, dépend de leurs structures semi-cristallines, qui peuvent limiter la diffusion d’enzymes et donc réduire leur dégradation.

En période de fête, le foie gras de canard est un produit que les français affectionnent. Cuit en verrine puis disposé en tranches (non écrasées !) sur une tartine, poêlé, il est consommé de multiples manières. Cependant sa qualité est hétérogène malgré la standardisation de l’élevage des canards et des processus de fabrication. La cuisson entraine une fonte lipidique plus ou moins élevée induisant une variabilité des rendements de cuisson et des qualités sensorielles du produit.

Une équipe française a déterminé la structure de la neuroglobine humaine, mettant en évidence un nouveau mécanisme de régulation de l’affinité pour l’oxygène de la neuroglobine.