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SOLEIL et le climat

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Du 30 novembre au 11 décembre, Paris héberge la 21ème conférence des parties sur le climat, la COP21. Pendant deux semaines, réunions politiques et événements de sensibilisation vont se succéder sur le thème de l’environnement, du réchauffement climatique et des engagements à prendre dans cette lutte mondiale. Le synchrotron SOLEIL contribue lui aussi à apporter des réponses aux questions environnementales, par l'accueil des utilisateurs mais également par sa recherche interne. Sans être exhaustif, voici quelques exemples de ces travaux.

En matière de climat, plusieurs lignes sont impliquées, depuis quelques années déjà. Citons par exemple l’étude des proxies, archives naturelles des transformations environnementales, anciennes, ou actuelles. Ces indicateurs climatiques peuvent être des coquilles et squelettes d’organismes marins   (études par microscopie et spectroscopie combinées X sur LUCIA, ou par spectroscopie de photoémission (XPS) surTEMPO ou des otolithes de poissons (diffraction, absorption et fluorescence X sur DIFFABS). D’autre part, les résultats de travaux sur la spéciation chimique de poussières minérales issues de déserts d’Afrique (études EXAFS et XANES sur SAMBA) ou la datation des arbres exotiques (fluorescence X sur DIFFABS) alimentent des bases de données indispensables à la compréhension et la gestion de notre environnement. Le poster créé à l’occasion de la journée « Objectif Climat » organisée le jeudi 12 novembre par l’Université Paris Saclay revient sur ces travaux et est disponible en ligne.

 

La pollution est elle aussi bien sûr un thème central, qu’elle soit radioactive (voir l'exemple de MARS et des radionucléides dans l'eau de mer) ou due à des métaux lourds ; leur fixation par des plantes est ainsi étudiée sur DIFFABS et LUCIA, dans un but de meilleure compréhension, puis d’optimisation, des phénomènes de phytoremédiation.

Dans le contexte de transition énergétique, le développement des énergies de demain est également primordial. Les lignes SAMBA et ROCK sont particulièrement actives, voire spécialisée dans ce domaine, avec leur recherche sur la catalyse et les batteries. Par ailleurs, sur CRISTAL, a démarré une thèse, dont l'objectif est l'étude de la structure de matériaux abondants et peu polluants (Cu2ZnSnS4) pouvant être utilisés comme absorbeur dans les cellules photovoltaïques, et dont on cherche à améliorer l'efficacité de conversion des photons solaires. La ligne DÉSIRS a, pour sa part, déjà accueilli à plusieurs reprises une équipe allemande, dont les travaux sur la combustion pourraient permettre l'amélioration du rendement des moteurs et donc réduire leur pollution. La ligne SixS s'est équipée cette année d'une chambre de réaction pour suivre  par diffraction et diffusion en incidence rasante (GIXRD et GISAXS), in operando  et à pression ambiante (voire à haute pression) des réactions de catalyse mettant en œuvre des nanoparticules. 

En plus des recherches, SOLEIL a également mis en place différentes actions responsables, en s’impliquant notamment aux côtés de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) de l’Essonne et du pôle de compétitivité Advancity dans le projet Smart Building Paris IDF.  SOLEIL a accepté d’en être le démonstrateur. Ses données énergétiques sont récupérées par des PME qui les évaluent et proposent des pistes d’amélioration via des équipements spécifiques.  Dans un autre registre, l’éco-pâturage fait partie depuis 2011 du quotidien du synchrotron, grâce au partenariat avec la ferme pédagogique du Bel-Air à Villiers le Bâcle.