SWING

Des chercheurs français ont montré qu’il est possible de générer par auto-assemblage des nanotubes dont le diamètre est contrôlé dynamiquement par l’acidité du milieu. Pour cela, ils ont utilisé une «brique de base» qui existe sous deux formes différentes en fonction du pH. Ces deux formes s’assemblent spontanément pour construire deux nanotubes distincts de 10 ou 50 nm de diamètre.

Toutes les fonctions du corps sont inscrites dans les gènes d’un individu. Il y a même des morceaux de gènes, des « introns » qui ne codent rien, a priori. Ceux-ci sont normalement coupés au moment de l'étape de transcription, mais pas toujours. La collaboration de plusieurs équipes européennes a permis de mieux comprendre les mécanismes qui permettent à certains introns de réagir activement à l’étape dite « d’épissage », et de réguler la traduction.

Des scientifiques du Groupe de Biophysique Moléculaire à l’Université de Liverpool ont découvert que la stabilité d’une protéine spécifique pouvait contribuer à la survenue de maladies neurodégénératives.

Dans les procédés de fabrication de nombreux produits industriels à base de tensioactifs, l’étape de mélange mécanique constitue un paramètre de contrôle iortant car il homogénéise les systèmes à plusieurs composants et améliore leur cinétique de cristallisation. Des scientifiques indiens et français viennent de démontrer un phénomène unique de cristallisation réversible induite par une contrainte mécanique de cisaillement, dans des phases lamellaires composées de bicouches d’agents de surface.

L’agrégation de molécules amphiphiles et leurs organisations sur diverses surfaces sont des phénomènes prépondérants dans de nombreuses applications, comme notamment le traitement de surface, les nettoyants, ou encore la préparation de matériaux composites.

Des équipes de l’UMR IATE de Montpellier et de l’INRA de Nantes étudient depuis plusieurs années la gomme arabique, matériau biosourcé qui trouve de nombreuses applications dans des secteurs aussi variés que l’œnologie, la cosmétique, la pharmaceutique ou l’industrie papetière. Des travaux réalisés en collaboration avec les lignes SWING et DISCO ont permis de déterminer la structure 3D à basse résolution des composants de cette gomme, et de mieux comprendre leur fonction dans ses différentes applications.

Anne Houdusse, directrice de recherche CNRS et chef de l’équipe « Motilité structurale » à l’Institut Curie, s'est vu décerner en 2013 la médaille d’argent du CNRS. Elle récompense sa contribution majeure au décryptage des mécanismes permettant aux molécules complexes que sont les moteurs moléculaires, et plus précisément les myosines, de transformer l'énergie chimique en mouvement ou en force dans les cellules.

Des chercheurs du LPS et du LPEM (ESPCI) ont étudié sur la ligne SWING l’auto-assemblage de nanoplaquettes semi-conductrices (CdSe et CdTe) en solution. Ces nanoparticules anisotropes ultra-fines possèdent des propriétés optiques exceptionnelles qui pourraient être exploitées dans des dispositifs opto-electroniques comme les LEDs ou pour la construction de cellules photo-voltaïques. 

 

Un consortium international dirigé par des chercheurs du CEA, en collaboration avec le CNRS, vient de caractériser la structure et la fonction d’une protéine impliquée dans la production de nano-aimants de magnétite chez les bactéries dites magnétotactiques. Cette protéine, MamP, est au coeur de l’activité métallurgique de la bactérie. C’est elle qui confère à la magnétite ses propriétés d’aimant. Il s’agit là d’une avancée importante dans la compréhension de ces bactéries et des processus de biominéralisation de la magnétite.