PROXIMA-1
Une pluie de photos de Blandine et ses coéquipières pour ce deuxième jour d'épreuves !
Pour comprendre pourquoi certaines cellules cancéreuses parviennent à résister à la radiothérapie, une équipe internationale de chercheurs a recouru à la cristallographie pour « photographier » les premiers instants du ballet moléculaire permettant à ces cellules de réparer leur ADN. L’étude a mobilisé le CEA, le CNRS, la ligne PROXIMA-1 de SOLEIL, l’Université Paris Sud, Gustave Roussy, Aix-Marseille Université et l’Université Toulouse III Paul Sabatier.
Le virus de la stomatite vésiculaire (VSV) est un virus enveloppé qui peut infecter les insectes, les bovins, les chevaux et les porcs. Chez les mammifères, sa capacité à infecter et tuer les cellules tumorales, tout en épargnant les cellules normales, en fait un virus oncolytique prometteur pour le traitement du cancer. Sa membrane contient une unique glycoprotéine (G) qui joue un rôle majeur lors des premières étapes de l’infection.
PROXIMA-1 est une ligne de lumière de SOLEIL, qui utilise le rayonnement synchrotron dans le domaine des rayons X. Les rayons X sont à la base de plusieurs techniques d'analyse comme la radiographie, la spectroscopie, ou la cristallographie. La ligne est dédiée à la cristallographie ou plus précisément à la bio-cristallographie. PROXIMA-1 utilise la diffraction des rayons X, une méthode qui permet de connaitre l'arrangement des atomes composant les molécules dans un cristal.
Il existe mille et une façons de scruter la matière avec la lumière, pas seulement celle que notre œil perçoit, mais aussi les lumières invisibles, l'infrarouge, l'ultraviolet et les rayons X. Ce sont les lumières que produit le synchrotron SOLEIL avec une exceptionnelle brillance, ce qui permet aux chercheurs de voyager dans l'infiniment petit, au cœur des molécules et des atomes. Pour réaliser leurs expériences, ils placent les échantillons au bout des lignes de lumière, comme des cibles.
Voyage au cœur du vivant avec les rayons X : la cristallographie
Face à la baisse récente d’efficacité des traitements antipaludiques, de nouvelles pistes sont explorées pour lutter contre la malaria. Des chercheurs de l’Université Toulouse 3, des Laboratoires Servier et de la société Vectalys ont étudié des molécules de synthèse (INODs), connues pour leur activité antipaludique mais dont le mécanisme d’action restait flou. La quinone réductase 2 (hQR2) est décrite comme étant une cible de traitements contre la malaria. Les structures 3D de complexes INODs/hQR2 ont été déterminées par diffraction des rayons X sur PROXIMA-1.
La structure 3D de la protéine HAP2, impliquée dans ce mécanisme de fusion chez une algue unicellulaire, a été déterminée par diffraction des rayons X. Elle s’est révélée homologue de protéines de fusion virales.
Une partie des données de diffraction a été obtenue sur la ligne PROXIMA-1.
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