DISCO
La chimie verte est en pleine essor, poussée par l’intérêt croissant pour les probiotiques (et leur impact pour la santé) et la production de bio-carburant. Ainsi les scientifiques multiplient les études sur la dégradation enzymatiques de biopolymères tels que l’amidon et la ligno-cellulose. L’hydrolyse de ces substrats solides, qui peut durer plusieurs heures, dépend de leurs structures semi-cristallines, qui peuvent limiter la diffusion d’enzymes et donc réduire leur dégradation.
En période de fête, le foie gras de canard est un produit que les français affectionnent. Cuit en verrine puis disposé en tranches (non écrasées !) sur une tartine, poêlé, il est consommé de multiples manières. Cependant sa qualité est hétérogène malgré la standardisation de l’élevage des canards et des processus de fabrication. La cuisson entraine une fonte lipidique plus ou moins élevée induisant une variabilité des rendements de cuisson et des qualités sensorielles du produit.
Des scientifiques du Groupe de Biophysique Moléculaire à l’Université de Liverpool ont découvert que la stabilité d’une protéine spécifique pouvait contribuer à la survenue de maladies neurodégénératives.
Une équipe de l’INRA de Nantes, a utilisé une méthode innovante basée sur la spectrométrie de masse et utilisant le rayonnement synchrotron de la ligne DISCO à SOLEIL pour photo-activer des sucres dont la valorisation présente un intérêt économique pour diverses industries (agro-alimentaire, pharmaceutique, cosmétique).
Vendredi 18 avril 2014, dix étudiants de l’université d’Orsay prenaient possession de quatre lignes de lumière à SOLEIL dans le cadre du dispositif HELIOS. Mis en place pour la première fois en 2010, HELIOS vise à placer les jeunes (étudiants ou lycéens) dans une démarche de recherche active sur une thématique qui les motive. Cette année, c’est par l’intermédiaire de l’unité d’enseignement transversale « Introduction aux Méthodes d’Imagerie » dirigée par Frédéric Coquelle, que les étudiants de différents masters scientifiques ont accédé à SOLEIL.
Les biomolécules (protéines, ADN, sucres, …) sont souvent étudiées dans des solutions purifiées, où elles ont autant d'espace qu’elles le souhaitent pour s’étendre. Mais dans l’organisme, où des milliers de molécules se côtoient et s’encombrent mutuellement, les conditions sont bien différentes. Des chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris se sont intéressés à la façon dont l’encombrement moléculaire affecte les protéines, avec comme modèle une protéine dérivée de la toxine CyaA produite par Bordetella pertussis, la bactérie responsable de la coqueluche.
L'imagerie de fluorescence est une technique émergente dans le domaine des applications biomédicales : elle permet d'observer et suivre une cible spécifique (constituants de la cellule, agent pathogène, principe actif…) en temps réel et de manière non-invasive. Des équipes française et américaine ont mis au point, en s’appuyant sur les équipements disponibles sur la ligne DISCO, un nouveau marqueur fluorescent, non toxique et permettant d’augmenter considérablement la sensibilité de détection.
Des équipes de l’UMR IATE de Montpellier et de l’INRA de Nantes étudient depuis plusieurs années la gomme arabique, matériau biosourcé qui trouve de nombreuses applications dans des secteurs aussi variés que l’œnologie, la cosmétique, la pharmaceutique ou l’industrie papetière. Des travaux réalisés en collaboration avec les lignes SWING et DISCO ont permis de déterminer la structure 3D à basse résolution des composants de cette gomme, et de mieux comprendre leur fonction dans ses différentes applications.
Depuis plusieurs années l’UMR-MD1, Aix-Marseille Université, s’est associée à la ligne DISCO afin de mettre au point une méthode, non-invasive et non perturbante, permettant de déterminer la concentration et la localisation d’antibiotiques, usuels ou de nouvelles molécules, dans la bactérie (lire également http://www.synchrotron-soleil.fr/Soleil/ToutesActualites/2010/BacteriesResistantes). De nouveaux résultats viennent d’être publiés.
Arracher des électrons à la matière requiert de l’énergie qui peut être apportée sous diverses formes. Lorsqu’on utilise la lumière comme source d’énergie, il s’agit de l’effet photoélectrique, par lequel des électrons de la matière neutre (atomes, molécules) sont éjectés par photo-ionisation.
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