DESIRS
Mise à jour le 15 mars 2020, 18:30
La fusion nucléaire, réaction qui alimente le Soleil et les étoiles, pourrait être une voie d’avenir pour une production industrielle d’énergie sur terre, abondante et non émettrice de CO2, mais il reste toutefois certains verrous scientifiques et technologiques à franchir.
C’est l’objectif du Tokamak ITER, dont le but est de produire 400 MW par la fusion des noyaux d’atomes de Deutérium (D) et de Tritium (T) (1) sur une durée significative (~16 minutes), premier pas vers le réel réacteur de fusion (DEMO).
Les biradicaux sont des molécules possédant 2 électrons non-appariés. Les plus connus sont le dioxygène (O2) et l'ozone (O3), mais d'autres biradicaux apparaissent dans les processus de combustion ou en tant qu'intermédiaires dans des réactions chimiques. L’étude de la chimie de ces molécules est donc très pertinente dans un large volet de domaines touchant à notre vie quotidienne.
La spectrométrie de masse en tandem tient une place centrale en chimie analytique et structurale. Cette technologie consiste à casser les molécules étudiées pour, en analysant leur façon de se fragmenter, déduire des informations sur leur structure initiale.
Une équipe de recherche internationale, portée par le Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS – UVSQ, UPMC Paris-Sorbonne, CNRS) et la ligne de lumière DESIRS, prolonge l’héritage et la portée de la mission NASA-ESA Cassini-Huygens au laboratoire. Au coeur des observations de cette mission : la géante Saturne et ses lunes glacées, et Titan en particulier, qui possède une atmosphère presque jumelle de celle de la Terre.
Des spirales électroniques permettent de distinguer deux images miroir d’une molécule chirale.
Comme nos mains, certaines molécules ne sont pas superposables à leur image miroir. Identifier ces molécules droites ou gauches, qu’on dit chirales », est une étape cruciale de nombreuses applications en chimie et en pharmaceutique. Une équipe de recherche internationale, dont fait partie SOLEIL, présente une nouvelle méthode très originale pour y parvenir.
Le radical cyano (CN) est une espèce omniprésente dans de nombreuses réactions et dans des environnements variés (plasmas, combustion, etc…). C’est par exemple l’une des premières espèces détectées dans les milieux astrophysiques comme les comètes (en 1881) ou encore les nuages diffus. Pourtant, son potentiel d’ionisation (IP) était jusqu’alors très mal connu.
Les astrophysiciens pensent que les molécules polycycliques aromatiques hydrogénées (PAH) sont largement présentes dans l’espace interstellaire.
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