DEIMOS

Le projet V2TI (Insert Polyvalent à Température Variable) a été conçu pour améliorer les capacités de l’environnement échantillon de la ligne de lumière DEIMOS en ajoutant la possibilité d'un câblage électrique multiple vers l'échantillon. Il est maintenant possible de polariser électriquement l'échantillon, de mesurer des tensions ou des courants électriques à travers l'échantillon, tout en effectuant des mesures par rayons X dans des conditions standard de la ligne : de 20K à 300K et jusqu'à 2T de champ magnétique.

Les nano-aimants intéressent tout particulièrement les chercheurs en nano-médecine car ils sont facilement manipulables par simple application d’un champ magnétique. L’oxyde de fer, peu coûteux et facile à synthétiser, est un aimant particulièrement attrayant. Malheureusement, il perd son efficacité quand il est sous forme de nanoparticules : sa propriété d’aimant n’apparaît qu’à des températures très largement inférieures à la température ambiante.

Lorsque plusieurs couches de molécules de phthalocyanine sont déposées sur une couche métallique de cobalt, le magnétisme robuste du cobalt permet de stabiliser et de contrôler celui des molécules à température ambiante. L’ordre magnétique ainsi établi dans la couche moléculaire, qui augure une nouvelle technique de transport de spin, permet ensuite, en refroidissant la bi-couche, de contrôler le magnétisme du métal.

Une équipe de chercheurs anglo-italiens est venue récemment à SOLEIL utiliser la ligne de lumière DEIMOS pour étudier des réfrigérateurs moléculaires déposés sur une surface d’or.

Des atomes magnétiques peuvent s’intercaler dans des molécules organiques, créant ainsi une surface de réseaux organométalliques. Savoir si de tels systèmes présentaient des propriétés magnétiques était au cœur d’une étude récente réalisée à SOLEIL par une équipe française ((IM2NP, CNRS/ Université d’Aix-Marseille) et anglaise, (Diamond Light Source). Les expériences ont été menées sur la ligne de lumière DEIMOS, où il est possible de coupler microscopie atomique avec des mesures magnétiques en conditions extrêmes.

Des expériences effectuées sur la ligne DEIMOS par une équipe de chercheurs du Conseil national de la recherche italien (CNR), de l'Université de Manchester et du CNRS ont montré qu'une molécule unique pourrait fonctionner à elle seule comme un réfrigérateur magnétique. Ceci est rendu possible en exploitant les propriétés magnétiques d'une classe spéciale de molécules, des composés organométalliques paramagnétiques qui présentent un comportement particulier nommé l'effet magnétocalorique (MCE, MagnetoCaloric Effect).