"Les orfèvres de la lumière"- Le synchrotron SOLEIL a 10 ans
Il y a 10 ans, la France décidait de se doter d’un synchrotron de troisième génération baptisé SOLEIL. Depuis l’automne 2000, le synchrotron est sorti de terre, les premiers utilisateurs ont bénéficié des équipements mis à leur disposition et plusieurs spécialistes accordent même à SOLEIL la première place parmi les meilleurs synchrotrons de sa génération. Aujourd’hui, SOLEIL est encore au début de sa vie scientifique mais ses premiers résultats sont déjà là : 10 ans, plus de 1000 publications, bientôt 2500 utilisateurs par an, toujours 5000 visiteurs et… 1 livre qui vient de paraître aux éditions Le Pommier.
Une réalisation de cette envergure a nécessité l’engagement, tout au long de ces dix ans, d’acteurs de premier plan : le CNRS et le CEA, actionnaires de SOLEIL, et aussi la Région Ile de France, le Conseil général de l’Essonne et la région Centre qui ont apporté leur soutien indéfectible à la réalisation d‘un synchrotron ambitieux et partagé par de très larges communautés scientifiques : structure 3D de virus, analyse du vernis de violons Stradivarius, recherche sur les bactéries résistantes aux antibiotiques, étude de nouveaux composants électroniques à base de graphène, élaboration de cellules photovoltaïques, amélioration des diagnostics cancéreux… les exemples de contribution du synchrotron SOLEIL à des thématiques de recherche de premier plan se succèdent semaine après semaine.
Au printemps 2010, SOLEIL a accueilli en résidence pendant 3 mois un photographe, Vincent Moncorgé, qui a posé son regard nuit et jour sur l’enchevêtrement de formes, de lieux, d’expressions révélant, dans un livre qui vient de paraître, un kaléidoscope de compétences technologiques et humaines.
Bienvenue à SOLEIL, 10 ans après.